C'est avec une légère inquiétude que Vilas, Seraphina, Huginn et moi nous sommes retrouvés en ce matin du 1er mai pour préparer Beltaine : il faisait très gris et quelques gouttes tombaient... Cléments, les dieux ont toutefois déchiré la couverture nuageuse et la pluie nous a laissés en paix !
Il nous a fallu porter tout notre matériel, y compris une table lourde et encombrante, jusqu'à la Clairière : ce ne fut pas une mince affaire ! Il nous a fallu plusieurs voyages et beaucoup de bonne volonté. Toutefois, nous étions prêts juste à temps pour aller chercher ceux qui arrivaient l'après-midi pour le Maypole.

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La table-autel avec les Neuf Bois pour le feu de Bel...

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... et les rubans du Maypole autour d'un arbre amoureusement enlacé !

Le Maypole, pour une fois, ne fut pas une rentrée générale les uns dans les autres et nous avons réussi à tresser nos rubans colorés autour du tronc choisi. Huginn a inspiré nos pas avec une improvisation sur son alto vibrant et les rires furent au programme !

Nous nous sommes ensuite placés en cercle dans le rond de pierres pour un petit rituel à la Terre : il fut plutôt simple, assez court, mais j'ai pu délivrer un message chargé d'émotion, une prière pour la verte Mère, et la méditation de l'Arbre que j'ai guidée ensuite nous a tous conduits assez loin, sur des routes mentales moussues, branchues, voire célestes pour Aioche qui a décidément la tête dans les étoiles...

Nous avons ensuite eu un petit "quartier libre" que chacun a occupé à sa façon, qui en se promenant, qui en jouant de la flûte, qui en discutant et, pour certains, en s'entraînant à l'escrime avec fougue... Prometteur pour la Paganale !

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Nous nous sommes ensuite retrouvés autour du miroir et des pinceaux : le face-painting étant au programme pour la première fois, nous nous en sommes donnés à coeur joie sur les motifs animaux, végétaux ou mystérieux sur nos joues, nos fronts, nos épaules même...
Puis le soir a vu arriver une soupe aux légumes, réchauffée sur un petit feu attenant à la Clairière, qui a été accompagnée de tout ce que nous avions amené : un joli festin, dans les blagues et les batailles pour la seule et unique souche-siège du lieu.

La Paganale a ensuite pu débuter...
 
Au son du tambour, le Cornu a déboulé de la Forêt obscure pour forcer le cercle des participants entourant la Reine Blanche. L'ayant touchée, il s'est effondré, terrassé par sa puissance. Alors nous avons allumé le Feu de Bel avec cris et applaudissements et le Cornu s'est relevé.
Nous nous sommes réparti les Neuf Bois, les avons jeté dans le brasier puis avons commencé à danser, à sauter par-dessus le Feu, à nous poursuivre en grognant, à jongler avec les torches... Le tambour circulait de mains en mains, de même que le cidre des pommes, symboles d'amour... Les costumes rouges semblables à des flammes et les peintures corporelles ont ajouté encore à la magie et la sauvagerie de la fête...
 
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Après des danses folles et échevelées, nous nous sommes écroulés autour du Feu baissant pour échanger massages et plaisanteries.
Enfin, après une petite méditation sur la Vie sauvage, conduite par Thierry, nous avons réussi à ramener tout le matériel en un seul voyage (ce qui fut un casse-tête intéressant), et sommes rentrés sous une pluie fraîche et insistante...
par Sìne